Les faits d'armes
Dois je vous raconter ?
Dois je vous raconter ces histoires folles qui sont arrivées à une équipe il n'y a pas si longtemps ??
Dois je vous raconter ces nombreuses soirées passées à Grenoble comme ailleurs lors de nos déplacements ?
Dois je vous raconter ces soirées où les mauvais patrons étaient sanctionnés à coup de flux d'urine contre leur comptoir, ces soirées à partir boire une bière et à revenir complètement déchenillé après avoir chanter «c'est à babord qu'on chante, qu'on chante. » ?
Dois je vous raconter ces fins de match arrosées à faire chanter nu sur un transformateur sous un lampadaire la marseillaise à HAUTE et INTELLIGIBLE voix certains joueurs embrumés ?
Dois je vous raconter ces matinées ou les poubelles de l'Ibis epousées le visage pour laisser aller une indigestion subite ?
Dois vous raconter ces soirées mémorables où les blagues les plus vaseuses et les répliques les plus « fines » fusées à tout va ? Sacré Looping !
Dois je vous raconter ces joueurs étrangers qui arrivaient motivés pour s'enrichir de quelques feintes françaises et repartaient alcooliques, plein de souvenirs avec des capacités physiques amoindries et un esprit d'équipe bien grenoblesque ?
Dois je vous raconter ces phases finales préparées à coup de restaurant mexicains à 2h30 du match ou ces échauffements au GUC à base de pâtes à la sauce et au fromages rapé...
Dois je vous raconter ces déplacements qui ne pouvaient être validés que s'il y avait eu une déferlante de bière et un temps de sommeil qui n'excédait pas 4 heures ?
Dois je vous raconter ces soirées à se retrouver dans des voitures inconnues pour se faire ramener à l'hôtel tout aussi inconnu ?
Dois je vous raconter cette solidarité qui faisait payer les travailleurs pour qu'étudiants et chômeurs partagent tous ensemble un moment épuisant ?
Dois je vous raconter cette nouvelle équipe qui a su reprendre cette esprit avec peut être un peu plus de finesse que d'antan.
Non, je crois que je ne dirai rien et je continuerai a encourager cet esprit de club créé par notre cher Moheb, et bien spécifique à ces jeunes alcooliques sans prétention, et pourtant loin d'être dépourvus de talents.
Raconté par Cyril